Quand Gaëlle du blog sereine hypersensibilité m’a proposé un carnaval d’articles autour de ce sujet qui m’est cher, je n’ai pas hésité une seconde. Un carnaval d’article, kezako ? C’est un évènement inter-blogueurs pour lequel tous les blogueurs qui veulent participer écrivent un article autour d’un thème donné.

Le thème proposé était donc… tadam… : Oser être soi !

Wow, vouloir être soi, quelle belle quête ! Car être soi, c’est se sentir vivant tout simplement.  Oscar Wilde disait : « Vivre est la chose la plus rare. La plupart des gens se contente d’exister ». Exister, survivre, c’est là bien tout ce que l’on fait lorsque l’on vit une vie loin de sa vraie nature, de ses besoins, de ses envies. On n’est rien de plus qu’un zombie qui avance jour après jour un peu plus vers sa fin sans rien ressentir.

Alors oui, oser être soi est un thème qui m’inspire. D’ailleurs, n’est-ce pas la raison pour laquelle j’ai quitté l’emploi salarié que j’occupais depuis 10 ans pour me lancer dans de nouvelles aventures ? L’envie impérieuse de construire une vie qui me ressemble, de vouloir vibrer, secouer tel un milkshake toutes les cellules de mon corps pour qu’elles se réveillent, ouvrent les yeux et… profitent !

Cet inspirant mais vaste sujet, j’ai donc décider de l’aborder sous l’angle de notre relation aux autres. En effet, j’ai constaté que souvent c’est l’importance que nous accordons au regard des autres qui nous empêche d’être pleinement nous-même.

Vous n’osez pas vous affirmer par peur de décevoir les autres, de leur faire de la peine ou juste de ne pas réussir à assumer l’image que vous allez renvoyer ? Cet article est pour vous !

J’ai distingué trois grands modèles de comportement que je souhaite vous partager afin que vous puissiez vous en affranchir et libérer votre vraie nature.

Avant de commencer, laissez-moi préciser que pour l’image, j’utilise pour les trois modèles des avatars genrés. Mais vous pouvez être l’un de ces modèles quelque soit votre sexe !

 

 

Modèle N°1 : La petite fille modèle

Mon premier modèle est celui de la petite fille modèle.

La petite fille modèle chercher à se conformer aux attentes extérieures.

Ce premier modèle, je n’ai eu aucun mal à l’identifier, c’est moi. J’ai répondu aux attentes de mes parents et de l’école au niveau scolaire : première de la classe, études longues. J’ai ensuite fait ce que la société attendait de moi : travail salarié, crédit maison.

Pourtant dans mon fort intérieur, j’aime tout ce qui sort des sentiers battus, ce qui est différent, voire borderline. J’aime les arts décalés, les voyages en mode routard, les piercings et les tatouages, le risque et l’aventure…  C’est pourquoi aujourd’hui j’ai décidé d’essayer de vivre une vie dans laquelle je puisse m’épanouir plutôt que le schéma que la société avait imaginé pour moi.

Peut-être pour vous aussi y-a-t-il un écart entre ce à quoi votre vie ressemble et ce que vous voudriez qu’elle soit ? Peut-être ne vous donnez vous pas la permission se vous réaliser ?

Ce qui empêche la petite fille modèle d’être elle-même, c’est l’autocensure.

Parfois, sans même sans rendre compte, son esprit va renier ce qu’elle est vraiment pour ressembler à ce qu’on veut qu’elle soit. Il va éliminer des possibilités, enfouir des envies qui ne seraient pas conformes à ce qu’on attend d’elle.

La petite fille modèle est à la recherche de la perfection, mais il s’agit d’une perfection définie par l’extérieur. Meilleur employé du mois, super copain, mère idéale, ce modèle vise des objectifs ambitieux. Mais ces objectifs sont-ils vraiment les siens ?

La crainte de la petite fille modèle est de décevoir. Comment annoncer à ses parents qu’on veut se lancer dans une carrière artistique dans une famille où l’on est médecin de père en fils ? Comment porter la responsabilité de briser la tradition familiale ?

Le problème est que plus nous nous retenons d’être nous-même, plus longtemps nous nous conformons aux attentes extérieures, moins nous vivons la vie qui nous attend, celle qui correspond à notre identité profonde.

La petite fille modèle doit donc dans un premier temps veiller à bien distinguer ce qui relève de ses propres envies des attentes qui appartiennent aux autres. Ensuite, elle doit pouvoir affirmer son droit à être différente de cette image d’Epinal qu’on souhaiterait qu’elle devienne, accepter l’imperfection et assumer ses choix.

Si l’autocensure a été trop longue, ce sera un véritable coming out qu’il faudra faire pour enfin vivre selon sa vraie nature.

 

 

Modèle N°2 : Le gentil garçon

oser être soi - gentil garçon

Mon second modèle est celui du gentil garçon.

Le gentil garçon n’a qu’une envie : faire plaisir aux autres.

Le gentil garçon dit oui à tout. Il se sent en partie responsable du bonheur des autres et il fait tout pour les satisfaire. Il n’hésite pas d’ailleurs à prendre à sa charge leurs problèmes pour leur retirer un poids, poids qu’il mettra sur ses propres épaules et qui l’empêchera probablement d’avancer.

Le problème du gentil garçon, c’est l’abnégation.

Il est tellement au service du bien-être d’autrui qu’il en oublie qui il est réellement. Ce qu’il veut lui ? Il ne s’est peut-être jamais posé la question ou l’a relégué au second plan.

La peur du gentil garçon est de blesser aux autres, heurter leurs sentiments ou les rendre tristes.

Le challenge du gentil garçon est donc multiple. Il lui faut déjà apprendre à se connaître, identifier ses propres envies et savoir dire non.

Car dire non aux autres, c’est s’autoriser à se dire oui à soi. Dire oui à ce qui fait sens pour nous, dire oui à ce qui nous tire vers le haut. C’est refuser les contraintes extérieures, les règles tacites, les obligations, les « on doit », les « il faut que », que le gentil garçon accepte bien volontiers mais qui le clouent au sol et l’empêchent d’avancer.

Le défi du gentil garçon est avant tout un défi psychologique. Sa valeur est bien souvent la bienveillance. Il cherche l’harmonie dans les relations humaines. Il lui faut comprendre que dire non à l’autre, ce n’est pas être méchant. Qu’on peut aimer une personne en lui disant non. Et que parfois même le non donné à cette personne peut lui être plus bénéfique qu’un oui.

Enfin, il lui faudra comprendre que ce n’est pas de l’égoïsme que de faire passer ses besoins avant ceux des autres. C’est en étant pleinement nous-mêmes, heureux et épanouis, que l’on peut enfin être utile aux autres.

Pensez aux messages dans les avions : « En cas de dépressurisation, avant d’aider quiconque, mettez d’abord votre masque à oxygène ». Et oui, toute maman serait tentée de mettre d’abord le masque à oxygène à son enfant. Mais comment l’aider ensuite si elle-même n’est plus opérationnelle ?

Si le gentil garçon a trop longtemps été dans l’abnégation, il pourra lui sembler difficile d’identifier qui il est vraiment. Ce sera donc un cheminement à part entière de retrouver sa vraie nature. Un cheminement long mais nécessaire pour qu’il puisse commencer à s’affirmer et oser être lui-même.

 

 

Modèle N°3 : La Pin-Up

Mon dernier modèle est celui de la pin-up.

Ce qu’aime la Pin-up, c’est plaire et séduire.

La pin-up a le sentiment d’être observé en permanence et elle veut être bien jugée. Elle accorde une importance énorme à l’image. Elle est très sensible à ce que l’extérieur pense et dit d’elle.

Ce n’est pas nécessairement sur l’apparence physique que la pin-up concentre ses efforts. En effet, la pin-up telle un caméléon, s’adapte à son environnement.

Un diner entre amis ? Elle se transforme en véritable Bree Van de Kamp et confectionne un diner digne des grands chefs étoilés. Une réunion au travail ? Présentation bien léchée, dynamisme et sourire ultra-bright. Elle sert aux autres ce qu’elle pense être le meilleur d’elle-même en toutes circonstances.

Ce qui compte pour la pin-up, c’est l’apparence. Elles adorent posséder des choses rares, luxueuses ou uniques, qui pour elle sont autant de preuve de sa valeur. Elle s’offre aux autres tel un cadeau précieux et soigne tellement l’emballage qu’elle en arrive à oublier ce qu’il y a à l’intérieur.

Vous l’aurez deviné, la catastrophe absolue pour la pin-up est la critique. Etre mal jugée est pour elle une remise en cause complète de sa valeur et cela la touche profondément.

Le défi pour la pin-up est donc de réussir à avoir confiance en sa valeur intrinsèque, au delà de la couche superficielle qu’elle veut bien montrer, lâcher prise et apprendre à accepter la critique. Critique qui d’ailleurs ne dit rien sur ce qu’est la pin-up au fond et qu’il est donc inutile de prendre personnellement. C’est ainsi que la pin-up pourra être elle-même et rayonner en toute authenticité !

 

Voilà, j’espère que cet article vous a plu. Si vous avez envie d’en savoir plus sur ce thème, vous pouvez retrouver tous les autres articles du carnaval sur le site de Gaëlle en cliquant ICI.

 

=> Ah et puis, si vous vous reconnaissez dans l’un de ces modèles, vous êtes libre d’apportez votre témoignage dans les commentaires ce dessous !

 

Recherches utilisées pour trouver cet articles\affranchir du regard de ses parents