Comment le chômage pourrait apporter plus à la société que le travail

 

Le chômage c’est tabou

Comme je l’évoquais dans mon article sur les jobs à la con, la société aime le travail. L’emploi, y’a qu’ça de vrai ! Dans ce contexte bien évidemment, le chômage, c’est tabou ! On en arrive à admirer les pays où le taux de chômage est bas mais où le taux de travailleurs pauvres atteint des sommets.

Et si on revoyait nos a priori sur le chômage ? Et si, dans certains cas, le chômage pouvait plus utile à la société que le travail ?

 

Le chômeur est-il un parasite qui vit au crochet de la société ?

Oui, le chômeur touche des allocations et ce n’est que pure justice car on lui a demandé de cotiser pendant toute la période où il travaillait et d’ailleurs, on ne lui a pas laissé le choix, c’est obligatoire. En gros, on l’oblige à prendre une assurance et quand arrive le moment où cette assurance doit être mise en œuvre, il est pointé du doigt comme un profiteur.

Imaginez que demain, vous avez un accident de voiture, et qu’on vous dise : « quoi ? Ton assurance auto te rembourses ??? t’as pas honte ! ».

 

Le chômeur passe-t-il ses journées avachi dans son sofa, une bière à la main, l’autre dans le slip en train de regarder une émission de télé-réalité ?

Personnellement, la majorité des gens que je connais qui sont au chômage ne font pas ça. Ou alors c’est que le travail les a sérieusement détruits. Mais oui, ça doit bien exister. Comme il existe des gens qui passe leurs journées à glander au travail. Ça n’a rien à voir avec le fait d’être au chômage, c’est un état d’esprit. En fait, je ne suis pas persuadée qu’il y ait plus des chômeurs inutiles que de travailleurs inutiles.

 

Les choses utiles que l’on peut faire au chômage

Voici donc une liste (non exhaustive!) de ce qu’on peut faire (et que certains font) au chômage ou globalement, avec plus de temps libre:  

  • S’occuper de ses enfants, leur donner le temps
  • Entretenir un potager et partager la récolte avec ses voisins
  • Cuisiner à partir de matières premières et savoir enfin ce qu’on mange
  • Se déplacer en marchant, en vélo
  • Faire du sport
  • Se former, lire, apprendre
  • Etre bénévole dans une association caritative
  • Fabriquer soi même ses objets et ses produits
  • Réparer ce qui est cassé

 

Les bénéfices pour la société

Les bénéfices de telles actions sont multiples, aussi bien pour la personne elle-même que pour la collectivité car :

  • Mieux manger, être plus actif, c’est vieillir en bonne santé et coûter moins cher à la sécu.
  • Produire soi même sa nourriture, ses objets et ses produits, c’est éviter les circuits longs et la pollution associée (transport, emballage…)
  • Réparer et recycler, c’est éviter les déchets inutiles
  • Donner du temps à ses enfants, c’est permettre à la société de demain d’être constituée d’adultes compétents et épanouis.
  • Aider ceux qui en ont besoin, c’est participer à réduire les inégalités.
  • Apprendre, se former, c’est avoir la possibilité de se réaliser et de créer de la valeur

 

La réalité

Mais comme l’argent est le nerf de la guerre, on n’a parfois pas d’autre choix que de travailler et :

  • Imposer à ses enfants son rythme professionnel et s’étonner qu’ils soient fatigués, avoir moins de temps avec eux pour les préparer à la vie
  • Faire ses courses au plus rapide faute d’aller au meilleur
  • Manger de la nourriture industrielle car quand on rentre tard du boulot, on n’a pas toujours envie de se lancer dans une ratatouille maison
  • Prendre la voiture pour se rendre au bureau car le temps est précieux et c’est toujours 5 minutes de gagné par rapport au vélo
  • Rester toute la journée assis sur sa chaise devant un ordinateur
  • Acheter des meubles en mélaminé. Notre copine nous avait bien proposé de nous donner une vieille table mais franchement pas le temps de la poncer et la repeindre.
  • Acheter des produits made in china en plastique, les jeter quand ils sont cassés, en racheter.

Quelle ironie quand on travaille dans une entreprise qui fabrique des plats préparés pour travailleurs pressés ou qui vend des régimes aux sédentaires qui n’ont pas le temps de faire du sport! 

 

Le temps, la valeur et l’argent

Vous l’aurez compris, au delà du débat sur l’utilité du chômage et du travail, il s’agit d’une réflexion autour du temps et de son utilisation et du rapport entre la valeur créée et l’argent perçu. Si l’on arrivait à outrepasser nos fausses croyances sur le travail (qui n’est pas toujours créateur de valeur) et le temps libre (qui n’est pas toujours source d’oisiveté), on pourrait réussir à stopper certaines aberrations et revenir à certains basiques de pur bon sens.

Je rêve d’un monde où l’on pourrait vivre de la valeur que l’on créée – pour soi, pour les autres et pour la planète – et non percevoir de l’argent pour le temps que l’on donne.

 

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