A l’occasion de la sortie, le 23 septembre 2016, du livre « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études », j’ai eu le plaisir d’interviewer son auteur, Olivier Roland.

Dans cette interview, Olivier nous explique pourquoi il vaut mieux être entrepreneur que salarié et nous partage ses astuces pour apprendre à apprendre, booster sa volonté et devenir ultra-motivé !

Retrouvez ci-dessous la vidéo de cette interview et sa retranscription !

Retranscription de l’interview d’Olivier Roland

Magali : Bonjour, ici Magali Lavielle de La Vie et Les Rêves. Alors, aujourd’hui j’ai le plaisir d’interviewer Olivier Roland qui est l’auteur du livre « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études » qui sort vendredi. Bonjour Olivier !

Olivier Roland : Bonjour ! C’est ça, ce magnifique livre !

Magali : Olivier, est-ce que tu pourrais te présenter rapidement pour ceux qui ne te connaîtraient pas ?

Olivier Roland : Oui bien sûr, j’aime bien me définir comme prof de liberté, puisqu’en fait j’enseigne la liberté à des entrepreneurs et des aspirants entrepreneurs, notamment en leur partageant comment créer une entreprise qui est au service de leur vie et aussi comment être libre dans sa tête, ça passe notamment par le développement personnel. Aujourd’hui, j’ai une chaîne YouTube et des blogs qui reçoivent environ un demi-million de visites par mois, tous réseaux confondus. Et j’adore ce que je fais ! Cette entreprise, je peux la gérer entièrement sur le web. Du coup, ça me donne la liberté de pouvoir voyager six mois par an, pas parce que je dois le faire, mais parce que j’adore ça.

Magali : Et donc, après quatre ans de travail, tu sors ton livre. Qu’est-ce que ça fait de l’avoir entre les mains ?

Olivier Roland : Ecoute, je l’ai eu pour la première fois dans les mains il y a quelques jours. J’ai mis trois ans et demi à l’écrire, ça fait quatre ans que j’y pense et wow, c’est vrai que c’est un moment émotionnel, je dois avouer. C’est quand même quelque chose !

Magali : J’imagine ! Et du coup, est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur ce livre, les sujets que tu abordes, le contenu… ?

Olivier Roland : En gros, tu as trois grandes parties. La première partie, c’est une critique du système éducatif, pourquoi il est obsolète et pourquoi il est vain d’attendre qu’il se réforme. La deuxième partie, c’est comment hacker son éducation en apprenant à apprendre, en boostant son intelligence et en développant sa volonté. Puis la troisième partie, c’est comment avoir une entreprise qui est au service de sa vie, plutôt que sa vie soit au service d’une entreprise.

Magali : En fait, tu parles du système éducatif et de la vie que ça engendre, dans ton livre. Alors moi, je suis un pur produit du système parce que j’ai fait des études, je les ai réussies, j’ai été salariée pendant une dizaine d’années. Toi, à l’inverse, tu as créé ta première entreprise à 19 ans, tu encourages les gens à entreprendre. La question est la suivante : pour toi, quelles sont les raisons pour lesquelles il vaut mieux être entrepreneur que salarié ?

Olivier Roland : C’est une très bonne question. Il y a plein de raisons, si tu veux. Je démarre d’ailleurs ma troisième partie sur l’entreprenariat par les 12,5 raisons pour lesquelles c’est mieux d’être entrepreneur que salarié. Je peux t’en donner quelques unes si tu veux. La première raison, c’est l’expérience : on acquiert une expérience beaucoup plus rapidement quand on est entrepreneur parce qu’on fait beaucoup plus de choses, avec beaucoup plus de motivation aussi souvent, et ça nous donne tout de suite une expérience incroyable ! Tu apprends les choses à une vitesse ahurissante. Ensuite : le diplôme. Ça, c’est important. Je discutais récemment avec quelqu’un, créer une entreprise, c’est l’une des meilleures manières de dépasser les discriminations. Alors, ce n’est pas vrai tout le temps, pour tous les types d’entreprises, mais tu as beaucoup moins de discrimination quand tu es entrepreneur, que ce soit au niveau racial ou du sexe ou également au niveau de ton diplôme. A part dans quelques professions réglementées, comme les avocats, les médecins, etc …, personne ne te demande ton diplôme quand tu as une entreprise, tout le monde s’en fout complètement ! Tout ce qu’on te demande, c’est de faire soit une bonne prestation de service soit un bon produit. C’est ça qui est marrant. Ma première boîte était une boîte de prestation de services informatiques et j’ai travaillé dans des entreprises en tant que prestataire, ils ne m’ont jamais demandé mon CV, ça ne les intéressait pas ! C’est fou parce que s’ils avaient voulu recruter exactement le même profil que moi en interne, ils auraient demandé un CV, un diplôme… Tu vois, c’est une sorte de rituel. Alors que pour les prestataires, on ne l’a pas. Donc je ne sais pas pourquoi, c’est rigolo, c’est un peu bizarre, et ça montre aussi le caractère parfois un peu artificiel de tout ça, voire beaucoup artificiel. J’ai travaillé pendant des années notamment pour Peugeot. J’allais chez Peugeot, j’avais des employés qui y allaient, on a développé des logiciels pour eux et tout ça… Pareil ! C’était une grosse boîte, c’était important, on s’occupait de tout leur système informatique, ils n’ont jamais demandé mon diplôme ou le diplôme de mes employés, peu importe ! C’est ça qui est génial, c’est qu’en fait, si tu ne fais pas du bon boulot, ils prennent un autre prestataire et c’est fini. Et comment ils ont décidé de me prendre plutôt qu’une autre entreprise ? Juste suite à un entretien, qui était presque un entretien d’embauche, sauf que c’était un entretien d’embauche où l’on n’a jamais parlé de diplôme. C’est marrant, c’est vraiment rigolo comme manière de fonctionner. Donc ça permet de zapper ça. Tu peux réussir parce qu’on va moins te demander des choses qu’on aurait pu te demander par habitude. Ensuite, le mythe du travail qui nous passionne. Je donne des chiffres au début du livre qui sont assez édifiants puisque tu as 26% des gens en France qui haïssent leur emploi. C’est quand même énorme ! Le problème, c’est qu’on nous dit tout le temps : « il faut faire un truc qui vous passionne, bla bla bla… ». Sauf que quand tu regardes autour de toi… De toute façon, il suffit de se poser la question : « Qui, parmi toutes les personnes que je connais, est véritablement passionné par son job ? ». Les chiffres montrent que finalement en France il y a seulement 9% des employés qui déclarent être passionnés par leur travail. C’est quand même très très faible et là, on parle d’une étude sur 230 000 employés dans 42 pays.  C’est l’étude la plus sérieuse que j’ai pu trouver sur le sujet. Donc il faut se rendre à l’évidence : la plupart des gens ont un job alimentaire ou un truc qu’ils aiment bien mais sans plus. Etre entrepreneur, se lancer dans un projet qui te tient à cœur, ça peut être vraiment l’occasion de pratiquer une de tes passions.

Magali : En fait, c’est essayer de ne pas voir le travail comme une contrainte et d’y prendre du plaisir ?

Olivier Roland : Bien oui, et quoi de mieux que de lancer un projet dans un truc qui te tient à cœur ? Bien sûr, il y a des contraintes aussi mais au moins, tu es libre de choisir ton domaine. Quatrième raison : la sécurité de l’emploi, la peur du chômage. De tout façon, plus personne ne croit qu’on a une sécurité de l’emploi en étant employé. L’époque où l’on restait quarante ans dans la même boîte est révolue depuis longtemps. Au contraire, finalement, le chômage est une chance unique. Aujourd’hui, sauf si tu n’as pas assez travaillé, tu vas avoir des indemnités pendant deux ans et tu vas pouvoir bosser sur ton projet de création d’entreprise. En France, ça fonctionne. Si tu es en création d’entreprise, ils ne vont pas trop t’embêter parce qu’ils considèrent que tu es en train de te créer ton emploi. Donc tu vas continuer à toucher tes assedics et, même une fois que tu auras créé, tu pourras continuer à les toucher, via certains dispositifs. La cinquième raison, c’est que quand tu es employé, on t’a embauché pour réaliser le rêve de quelqu’un d’autre. Et que créer ta boîte, c’est la manière d’accomplir TON rêve. Alors, il y a des rêves de quelqu’un d’autre qui sont tout à fait honorables et motivants à accomplir. Par exemple, SpaceX d’Elon Musk. Son objectif, c’est d’envoyer un million d’êtres humains sur Mars pour avoir une solution de secours au cas où il y aurait quelque chose de mauvais qui se passe ici. J’adorerais travailler à SpaceX. Si je pouvais apporter quelque chose, ça ne me dérangerais pas trop d’être employé et même de vouloir gravir les échelons parce que je trouve que c’est une mission inspirante. Mais il faut se rendre à l’évidence, la plupart des entreprises n’ont pas une mission aussi inspirante et ça ne fait pas rêver plus que ça les employés. Pareil, Tesla, son but est d’avoir un maximum de voitures électriques dans le monde pour sauver le monde d’une pénurie de pétrole et de la pollution, c’est magnifique ! Ça OK… Mais la plupart des employés n’adhèrent pas vraiment à la mission de l’entreprise et il faut aussi qu’ils se rendent compte qu’ils travaillent à bâtir le rêve de quelqu’un d’autre et souvent un rêve dans lequel ils ne croient pas vraiment. Enfin, voilà il y a plein d’autres raisons, je ne vais pas toutes te les donner… Etre salarié, c’est un locataire qui paie le prêt de son propriétaire parce que c’est mathématique, pour que l’entreprise soit rentable, il faut que tu lui rapportes plus que ce que coûte ton salaire. C’est obligatoire sinon tu n’es pas rentable. Donc toujours en tant qu’employé, tu es moins payé que ce que tu vaux. Le truc aussi c’est que tu bâtis quelque chose qui appartient à quelqu’un d’autre. Moi, par exemple, ma première entreprise, je l’ai vendu sous forme de trois portefeuilles clients à la fin des dix ans. J’avais trois employés, j’ai touché l’argent de la vente, ils n’ont rien touché. Et c’est normal, vu que c’est moi qui ait pris le risque de créer cette boîte à 18 ans. J’ai pris des risques importants, c’est moi qui avait la responsabilité de plein de choses mais les employés doivent se rendre compte de ça. Peut-être qu’ils préfèrent effectivement être plus cool par rapport à ça qu’un entrepreneur mais la vérité c’est qu’ils ont aussi contribué à apporter de la valeur dans un truc qui au final m’a rapporté de l’argent quand je l’ai revendu.

Magali : Et en fait, tu penses que les gens restent salariés parce qu’ils cherchent une certaine forme de sécurité ? Et est-ce que créer son entreprise, c’est si risqué que ça ?

Olivier Roland : Alors justement, c’est ça qui est fou, c’est que tu as un énorme mythe autour de la création d’entreprise, j’en parle aussi dans la troisième partie. J’ai pensé à tout parce que je sais ce que les gens peuvent dire par rapport à ça. Le mythe, c’est quoi ? On sait que 50% à peu près des entreprises mettent la clé sous la porte au bout de cinq ans. C’est un chiffre qui varie très peu d’une année à l’autre. On peut dire 48 ou 52 mais c’est autour de 50. Donc souvent, et c’est là où est le mythe, on va interpréter ce chiffre comme : « Il y a une entreprise sur deux qui se casse la gueule dans les cinq ans ». Ce n’est pas vrai parce qu’il faut s’interroger sur le pourquoi de la disparition de l’entreprise. Pour dire les chiffres, il y a eu une étude très intéressante qui a été faite, on se rend compte que déjà sur 100% d’entreprises créées, il y a 4% des entreprises qui disparaissent, certes, mais pour des situations qui sont décrites comme favorables (création d’une autre entreprise, changement de catégorie juridique, acceptation d’un poste salarié, etc…). Du coup, rien que ça, ça fait 14% sur le 52 – c’était 52% d’échec cette année – il ne reste que 38% déjà des entreprises qui entrent dans la case « échec économique ». C’est un peu plus d’un tiers, ça fait déjà moins peur. Ensuite, quand tu fais une cessation économique, tu as deux grosses manières d’arrêter : tu peux soit cesser l’activité parce que ce n’est pas viable mais tu n’as aucune dette, tu sors de là, tu n’as pas de dette, soit tu fais une faillite, tu ne peux pas rembourser les dettes justement, et tu te mets en faillite parce que tu dis : « Voilà, administrateur judiciaire, désolé, je dois payer untel et untel mais je n’ai plus d’argent, je ne peux plus rien faire. » Donc déjà, entre les deux cas de figure, ce n’est pas du tout la même chose. J’ai oublié : tu as 10% des fermetures qui sont sans lien avec les difficultés classiques des jeunes entreprises. Ça peut être un problème de santé, que tu as créé ta boîte juste pour des raisons administratives sans avoir l’intention d’en faire une vrai boîte, tu l’as mis en sommeil, l’exploitant est mort, etc.… Donc, ce sont des choses qui n’ont rien à voir avec la santé de l’entreprise en tant que telle. Donc ça, plus l’effet favorable, ça fait 14%. Du coup, il reste 38% d’entreprises qui mettent la clé sous la porte suite à un échec économique et sur ces 38, il y en a 57% qui mettent la clé sous la porte sans avoir de difficultés économiques. C’est à dire qu’ils ne sentent pas l’affaire mais ils ne vont pas partir avec des dettes pour autant. Il reste donc 40% de ces 38%, c’est à dire 15,2% des entreprises créées qui font véritablement une faillite.

Magali : D’accord ! Donc ça fait moins peur que les 50% dont on parlait initialement.

Olivier Roland : Effectivement ! Donc on sait qu’il y a une chance sur deux que ton entreprise ne soit plus là dans cinq ans mais il y a beaucoup moins de chances que tu aies vraiment un problème et que tu aies des dettes. Ce qui est intéressant aussi, c’est quel est le niveau de dettes moyen des gens qui font une faillite ? Et finalement, c’est beaucoup moins que ce qu’on pourrait croire. La dette moyenne est estimée à 8500-9000€, ce n’est quand même pas démentiel ! OK, c’est casse-pieds à rembourser mais ce n’est pas non plus quelque chose d’insurmontable. Et puis pour ceux qui ont fait une vraie faillite, tu as en moyenne 10 à 11000€ de dettes. C’est ça qui est impressionnant, c’est qu’au final, te retrouver avec ce niveau de dettes de 11000€, ça n’a que 10% de chance de t’arriver. Et même si ça t’arrive, ce sera au bout de plusieurs années et c‘est selon moi, une manière extraordinaire d’acquérir de l’expérience à un coût qui est largement inférieur à celui d’une année d’école de commerce.

Magali : C’est ce que j’allais dire, c’est le coût d’une formation d’entrepreneur ! Le coût d’un premier échec…

Olivier Roland : Oui, c’est le coût d’une formation d’entrepreneur ! Mais c’est tellement plus fort car tu as été sur le terrain, tu as vu et généralement quand tu as vécu un échec comme ça, tu as appris tellement de choses que tu es prêt à repartir, pas forcement psychologiquement, il faut du temps pour récupérer, mais généralement tu repars et tu ne vas pas faire les mêmes erreurs. Quand tu regardes les chiffres, tu te rends compte que ce n’est pas si flippant que ça en fait. Tu n’as que 10% de chances d’avoir une dette vraiment importante, 11 000€. Bon, sachant que bien sûr tu as des disparités, il y en a qui ont vraiment de grosses dettes mais voilà, ça reste anecdotique par rapport au total des entreprises créées. Et ce qui est intéressant, c’est que finalement, tu as des moyens de créer ta boîte en minimisant les risques et en maximisant tes chances de succès, sachant qu’il y aura toujours des risques, ça fait partie de l’entreprenariat. Un autre mythe aussi, c’est de croire que les entrepreneurs à succès, ce sont des espèces de kamikazes, ils mettent un bandana autour de la tête, ils mettent le couteau entre les dents et ils foncent en criant : « Banzai ! » et en ayant brulé leur maison derrière eux, comme ça, c’est soit ils gagnent soit ils meurent, il n’y a pas d’autres choix. Bien ça, c’est un mythe : la plupart des entrepreneurs à succès ne sont pas du tout comme ça. Ils prennent des risques mais ils prennent des risques mesurés. Ils ont souvent un plan B, un plan C, un plan D, un plan E et un plan F au cas où quelque chose n’irait pas. Ils envisagent le scénario du pire et font en sorte que que, même si ça arrive, ils n’y perdent pas trop de plumes, tout simplement. Et c’est possible de mettre en place des méthodologies, des solutions pour maximiser tes chances et réduire tes problèmes si jamais tu te plantes.

Magali : Et, je ne sais pas si c’est un mythe, mais l’une des raisons pour lesquelles certaines personnes ne se lancent pas dans l’entreprenariat et restent salariées, c’est qu’elles ont l’impression qu’il faut une mise de départ pour se lancer dans l’entreprenariat et donc que c’est un peu réservé aux « riches » ou qu’il faut mettre de l’argent de coté. Donc voilà je voulais avoir ton point de vue là-dessus. Est-ce qu’on peut créer une entreprise si on n’a « pas un rond » ?

Olivier Roland : Ecoute, je vais juste de dire quelque chose. Moi, j’ai créé ma boîte à 19 ans. J’étais un adolescent boutonneux, mal habillé comme tout, timide, asocial, je n’avais pas un rond. J’ai réussi à créer une boîte qui a tenu dix ans et que j’ai revendu pour belle somme. Si j’ai fait ça, qu’est ce qui vous empêche de le faire ? Je vous challenge ! Moi j’y suis arrivé alors que j’avais beaucoup moins d’expérience, de bagout, d’argent que vous, de relations. Je n’avais rien et j’ai quand même réussi. Car à l’époque, je devais quand même avoir des financements à obtenir pour cette entreprise, pour convertir, c’était en Francs à l’époque, je crois 15 000€ au début. J’ai fait quatre quarts : j’ai d’abord convaincu une association d’accompagnement à la création d’entreprise de me prêter de l’argent. Ensuite, j’ai convaincu la banque de me prêter de l’argent grâce à ce premier prêt parce que ça a fait effet de levier. Ensuite, j’ai obtenu une autre subvention du gouvernement, pareil, en convaincant un jury et la  quatrième, c’est que je suis allé prendre mon bâton de pèlerin et j’ai été demandé à tous les membres de ma famille de me prêter de l’argent pour que j’aie un apport personnel. Et voilà, j’avais 18 ans, j’étais timide, j’ai réussi à le faire, franchement qu’est ce qui vous empêche de le faire aussi ? Dans mon livre, je donne un exemple de créateurs un peu créatifs : les créateurs d’Air BNB que tu dois connaître. Au début, ils n’avaient pas d’argent, ils avaient besoin de fonds pour démarrer leur start-up. Qu’est ce qu’ils ont fait ? C’était en 2008, à l’époque, c’était la campagne présidentielle entre Barack Obama et McCain. C’est pour te montrer que quand on veut on peut. Ils ont eu l’idée de créer des boîtes de céréales, il y avait les Obama O et les McCain je sais plus quoi… Je n’arrive pas à retrouver la page… Mais c’est trop marrant. Ils ont vendu ça, ils ont vendu ça sur le web et les Obama O se sont arrachées comme des petits pains. Ils ont eu 20 ou 30000$ grâce à leurs boîtes de céréales et ça leur a donné assez d’argent pour mettre la tête hors de l’eau puis continuer leur petit bonhomme de chemin. Je n’arrive pas à retrouver la page, ce n’est pas grave… Ah si c’est là, je peux même te montrer : on voit ici leur boîte de céréales, donc ici il y a les Obama O et les Captain McCain, tu vois ? Et donc, ils ont gagné 30 000$ en vendant ces boîtes-là. C’est juste pour te dire quand tu veux tu peux, il faut arrêter un moment de se mettre de bâtons dans les roues. Le problème c’est que tous les gens qui réfléchissent trop et se disent : « Mon dieu, comment je vais faire ? », pendant ce temps-là, il y a des gens qui réfléchissent moins et qui y vont. Je ne dis pas qu’il ne faut pas réfléchir et qu’il faut y aller en mode kamikaze, encore une fois, mais il y a aussi une limite en terme de réflexion que tu dois avoir. Il y a un moment, c’est bien d’avoir réfléchi, si tu n’agis pas, c’est juste de la masturbation intellectuelle. Ça fait peut-être du bien mais ce n’est pas ça qui va te faire avancer. Et puis au delà de ça, il y a des tas de méthodes qui te permettent aujourd’hui de créer une boîte avec un très très faible investissement. Internet c’est incroyable, ça nous donne des outils qui étaient inimaginables il y a vingt ans. Pour la même quantité d’efforts qu’il fallait il y a vingt ans pour créer une boîte locale, aujourd’hui tu peux créer une multinationale. Moi j’ai des clients dans le monde entier, dans des pays que tu n’imagines même pas, il y a des francophones partout. J’ai des clients en Chine, au Brésil, aux Etats-Unis parce qu’il y a des français qui vivent là-bas, puis des belges, des suisses, des québécois… J’ai des client dans tous les DOM-TOM et pareil pour mon audience, j’ai une énorme audience en Afrique par exemple, c’est fou. Donc, on a des outils extraordinaires et tu peux mettre en place des tests concrets sur le terrain tout en ayant très peu d’investissements, puis en faisant ça à côté de ton job ou de tes études. Quand j’ai créé ma première boite, c’était en 2000. Tu peux te dire : «  C’est quand même audacieux ! Le mec il a 18 ans, il arrête l’école, il ne passe pas son bac, il veut créer sa boîte !» Mais je n’ai pas fait ça sur un coup de tête non plus, j’avais fait une expérience concrète sur le terrain qui m’avait démontré que c’était possible. Et qu’est-ce que c’était cette expérience ? J’étais timide à l’époque, un peu asocial, donc j’étais à fond dans les ordinateurs, j’avais développé des compétences informatiques et avec l’un des quelques amis que j’avais à l’époque, on avait remarqué qu’on nous demandait souvent de dépanner des problèmes, qui paraissaient insurmontables aux gens et que nous, on résolvait comme ça. Et on s’est dit : « Pourquoi on ne gagnerait pas de l’argent avec ça ? » On a fait un test. On a passé une petite annonce dans un journal d’annonces local, c’était en 99, c’était encore en Francs à l’époque, on a investi 60FF et on a eu 5000FF de chiffres d’affaires en un mois. Et je peux te dire que, quand tu as 18 ans et que tu gagnes 50FF d’argent de poche par semaine, tu te dis : « Wow ! Pas mal ! ». Et ce test, c’était concret, j’ai vu qu’il y avait vraiment une demande pour mon idée, j’ai rencontré les clients, j’ai été chez eux, ils m’ont payé, ils m’ont donné de l’argent dans mes mains. Ça m’a donné la confiance nécessaire pour déjà me dire : « Oui, je peux le faire ! » parce que j’y suis arrivé, les gens étaient contents et deux, il y a une demande. Et donc, c’est ça qui m’a donné la confiance nécessaire pour me dire : « Oui, j’arrête l’école et je me lance là-dedans ». Mon ami lui a préféré continuer par le cursus classique, j’ai continué tout seul à créer cette boîte, tout simplement. Donc voilà, c’est la question que je vous pose : « Quelle expérience simple et concrète pourriez-vous faire pour vous connecter à la réalité du terrain ? » C’est toute l’essence de la méthodologie du Lean Start Up qui est une méthodologie qui vient de la Silicon Valley. C’est marrant car j’ai fait du lean start up avant que ce soit défini, j’étais un peu comme Mr Jourdain, je faisais de la prose sans le savoir ! Ça a toujours été mon approche, tâter le terrain, voir concrètement, pas dans sa chambre, pas faire des plans. Et l’étude de marché ne suffit pas, c’est bien l’étude de marché, c’est un facteur pour réduire l’incertitude mais c’est insuffisant.  Il n’y a rien de tel que la véritable expérience de terrain, où les gens t’ont donné de l’argent, pour voir vraiment ce qu’il va se passer.

Magali : Est-ce que si les entreprises qui ont « échoué », on va dire, avaient mis ça en place, le taux d’échec des entreprises serait beaucoup plus faible aujourd’hui ?

Olivier Roland : Oui complètement ! C’est une méthodologie qui n’est pas assez développée. Tu sais, je faisais partie du jury d’une structure de financement d’entreprises. La première structure qui m’a prêté de l’argent, j’ai intégré son jury, je crois deux ans après, parce qu’ils avaient besoin d’un entrepreneur. Et j’ai vu passer plus d’une centaine de dossiers, c’est très intéressant de voir un peu le mindset. J’ai vu de tout : des jeunes de 18 ans, des moins jeunes de 60 ans qui créent leur boîte. La plupart n’avaient pas cette démarche-là, de test.

Magali : Sur un autre sujet, sur un de thèmes de ton livre que je trouve super intéressant, qui n’est pas sur l’entreprenariat mais plutôt sur l’apprentissage : tu dis qu’on peut tout au long de sa vie se former en dehors du système et continuer à apprendre. Juste pour ceux qui nous écoutent, tu aurais des petites astuces pour « apprendre à apprendre » à nous donner ?

Olivier Roland : Bien sûr, c’est l’une des graves tragédies du système éducatif moderne, on peut passer 20 ans ou plus sur les bancs de l’école, on ne nous apprend jamais à apprendre. Comment tu expliques ça ? C’est aberrant quand même ! Et donc, c’est toute l’essence de la deuxième partie et de ce que je partage, il y a des tas de méthodes comme par exemple la répétition espacée. Je vais te montrer tout simplement avec une application que j’ai sur mon iPhone. Je suis en train d’apprendre le portugais, cela fait huit mois que je l’apprends. Il y a deux semaines, j’étais au Brésil, j’ai parlé portugais devant 1600 personnes, ce n’était pas mal comme expérience. Donc j’utilise MosaLingua sur mon iPhone. Comment ça fonctionne ? Je vois une carte avec le mot en français : « La prune » et je dois me rappeler du mot en portugais. Malheureusement, je ne m’en rappelle pas, à moins que ce ne soit : « A ameixa » ? Ok, c’est ça. Et j’ai des boutons : Parfait, Bien, Difficile, Revoir. Là, je m’en rappelle parfaitement, alors je clique sur Parfait. Ensuite, le logiciel va me montrer la carte à un intervalle qui est plus ou moins rapproché en fonction du bouton sur lequel je clique. En fait, le logiciel essaye de calculer à quel moment je commence à oublier la carte pour me la montrer juste à ce moment-là, parce que c’est ça qui va faire en sorte que je m’en rappelle. Il y a ce qu’on appelle une courbe de l’oubli, ce n’est pas une découverte, on sait que tout ce qu’on apprend on finit par l’oublier si on ne se le remet pas dans la tête en permanence ou si on ne pratique pas. On a tous appris des trucs qu’on a complétement oublié parce qu’on n’a pas pratiqué. Et on sait qu’on oublie 60% de ce qu’on a appris au bout de 9h. C’est une courbe qui est inévitable et on a besoin de répéter constamment notre savoir pour l’apprendre. Aujourd’hui, avec la répétition espacée, tu as une méthode scientifiquement prouvée qui est bien plus efficace que le processus analogique qu’on utilise à l’école. C’est vraiment te montrer ce que tu as besoin d’apprendre au bon moment. Donc si je clique sur parfait, il va peut-être me montrer la carte dans un mois, mais là, en l’occurrence, comme j’ai fait pas mal d’erreurs sur celle-là, il le sait, et il va me la remontrer plutôt dans une semaine. Il va se dire : « Là, il le sait, mais c’est parce qu’il l’a vue pendant 5 jours d’affilé, donc je vais lui remontrer dans pas si longtemps que ça, on verra s’il a vraiment appris ». Si je clique sur Bien, il va me la montrer dans une semaine. Si je clique sur Difficile, il va me la montrer demain et si je clique sur Revoir, il va me la montrer aujourd’hui. Et c’est ça qui est génial, c’est que tu as une sélection naturelle qui se met en place. Celles que tu apprends facilement, tu ne les vois plus et tu vois tout le temps, en permanence, ce que tu as du mal à retenir. Ce qui fait que c’est très efficace et puis c’est systématique, c’est calculé. Et tu peux même faire ça de manière analogique, avec des feuilles de papiers que tu classes en quatre catégories. En 1986, tu as eu cinquante scientifiques américains qui ont écrit un papier qui dénonçait le fait que l’école n’a toujours pas mis en pratique la répétition espacée dans le programme. Ils disaient déjà en 86 : « Ça fait des décennies que c’est prouvé comme étant une technique efficace, pourquoi l’école n’utilise pas ça ? » Trente ans plus tard, on en est toujours au même point ! Une chose aussi qui est importante pour toute la vie, c’est de développer sa volonté. Et ça, on n’en parle pas assez. Ça fait partie d’apprendre à apprendre. Parce que dans tout apprentissage, il y a un moment où tu dois justement être constant, répéter les choses. Ce n’est pas juste pour le savoir théorique, parce que le savoir théorique, ça marche aussi mais ça peut être des gestes, des choses. Et pour ça, il faut se tenir un petit peu, il faut avoir un minimum de discipline. On ne parle pas assez de ça, et déjà, depuis plusieurs dizaines d’années, depuis le début des années 2000, il y a toute une recherche scientifique qui s’est mise en place sur la volonté. Et on s’est rendu compte que la volonté est semblable à un muscle et qu’on peut la booster assez facilement, en tout cas, c’est simple. Et ça peut changer toute une vie ! Il y a des études qui montrent que la force de volonté est plus reliée au succès que l’intelligence. Il vaut mieux être moyennement intelligent et avoir beaucoup de volonté qu’être très intelligent et céder à toutes les tentations. Ça fait partie de l’apprentissage de l’apprentissage. Imagine, tu veux maigrir : tu sais que tu dois faire plus de sport et tu sais que tu dois manger des salades plutôt que des pizzas. Il y a des tas de situations où tu vas te dire : « Je dois aller à la gym » et tu vas être tentée de regarder la télé. Il y a des tas de situations, tu vas être au restaurant, tu veux pendre une salade mais tu es aussi tentée par la pizza. C’est ça la force de volonté : est-ce que tu vas faire le bon choix qui t’avance vers ton objectif ou le choix auquel tu vas céder mais qui va au contraire te freiner par rapport à cet objectif. Si tu peux améliorer ne serait-ce que de 10 à 20% le nombre de fois où tu fais le bon choix, ça peut changer complètement ta vie. Ça peut faire la différence entre toi qui est gros et toi qui a le bon poids. Ça peut faire la différence entre un livre qui a été écris ou pas. On sait que si tu gagnes cinq minutes par jour, c’est trente heures sur l’année, c’est presque une semaine de travail ! Alors si tu gagnes une demi-heure par jour, tu peux créer des chefs d’œuvre avec ça, tu peux créer des boîtes, tu peux faire plein de trucs. Alors, deux hacks simples pour développer la volonté d’un moine Shaolin. J’exagère un peu quand je dis ça, mais c’est pour attirer votre attention. Premier hack, c’est ceci : un miroir. Pourquoi j’ai un miroir sur mon bureau qui me permet de me voir ? Et bien, il y a des études qui montrent que le simple fait qu’il y ait un miroir dans la pièce booste votre productivité et diminue le risque que vous cédiez aux tentations. Il y a une super étude qui a démarré sur ce champ de recherche en 78, où en gros, ils ont mis plusieurs enfants d’affilé dans une pièce. Le chercheur disait à l’enfant : « Voilà un chamallow. Je pars pendant 10 minutes, si tu arrives à tenir pendant 10 minutes, tu auras droit à un deuxième bonbon. » Ils ont fait deux conditions : une condition normale et une condition où il y avait un miroir dans la pièce. Et quand il y avait un miroir dans la pièce, il y avait beaucoup plus d’enfants qui résistaient à la tentation de manger le bonbon. Alors on ne sait pas pourquoi, la théorie c’est que quand on se voit, on a davantage conscience de nous-même. Du coup, on culpabilise plus quand on est sur le point de céder à une tentation quand on sait qu’elle n’est pas bonne sur le long terme, tout simplement. C’est vraiment un acte facile, ça coute 10 €, vous mettez ça dans votre bureau et on n’en parle plus ! Voilà ensuite un autre hack extrêmement simple et efficace : vous achetez une friandise que vous adorez. Qu’est-ce que tu aimes ? C’est quoi ta friandise favorite qui se conserve longtemps ?

Magali : Le chocolat, on va dire !

Olivier Roland : OK, le chocolat. Bien tu achètes une bonne plaque du chocolat que tu préfères, tu la mets bien en évidence dans un lieu où tu es souvent, ton bureau, chez toi, peu importe et tu n’y touches pas pendant des jours.

Magali : Là, c’est un vrai test de volonté !

Olivier Roland : Le but, c’est d’entraîner ta volonté à résister à cette tentation en permanence. En fait, on s’est rendu compte que la volonté est comme un muscle, qui non seulement s’épuise tout au long de la journée, mais ça, c’est un autre sujet, mais que tu peux entraîner, comme tu pourrais entraîner un muscle à la salle de sport tout simplement. Alors je te demande quelques instants, je vais aller chercher les friandises qui me regardent justement là. J’ai commencé par ça, du chocolat blanc aux noisettes. Rien que de le tenir dans les mains, j’ai envie de le manger, toi qui aimes le chocolat, tu sais de quoi je parle ! Et j’ai commencé par 15 jours. Au bout de 15 jours, je me suis autorisé à manger ce chocolat. Ensuite 30 jours, puis je l’ai donné et après 90 jours, qui en fait se sont transformés en 120 jours, je l’ai jeté parce qu’il était périmé. Après j’ai décidé de monter encore plus le challenge. J’ai acheté un Kinder Bueno. J’ai mangé plein de Kinder Bueno quand j’étais adolescent, je ne peux même pas te dire combien, c’est indécent, et une barre de Lion. Ça, c’est posé en permanence et je n’ai pas le droit d’y toucher pendant 180 jours, c’est mon défi. 180 jours puis après, je ne sais pas, s’ils sont encore bons, je les donnerai. Et je peux te dire, c’est d’une simplicité ! Je veux dire, c’est compliqué de mettre ça en place ? Franchement n’importe qui peut le faire. Tu peux le faire juste après cette interview : aller acheter ta friandise et c’est incroyable à quel point ça booste ta volonté. Je le vois maintenant, je résiste beaucoup plus à toutes les tentations, notamment gustatives. Je mange beaucoup mieux qu’avant. Pourtant, j’était déjà très intéressé par le fait de manger sainement mais là, même limite, je dois me forcer pour manger une pizza ! J’exagère un peu mais c’est presque ça. Donc, c’est extrêmement efficace. Voilà ce genre de choses que je partage dans « Tout le monde n’a pas eu la chance de rater ses études ». Et ça, à l’école, on ne t’en parle jamais, ça n’existe pas !

Magali : C’est peut-être aussi le côté diplôme. Tu apprends pour l’examen à la fin de l’année. Comme tu dis, la répétition pour apprendre sur le long terme, n’est pas forcement valable dans ce cas-là. Tu apprends pour le diplôme à court terme. Je ne sais pas ce qu’il reste de ce qu’on a appris en primaire, du théorème de Pythagore, de Thalès, des équations… Enfin pour moi, ce sont les maths qui me sont moins restées… Ecoute, franchement merci pour tous ces conseils Olivier, on a vraiment hâte de découvrir encore plus dans le livre. Une petite dernière question : aujourd’hui quelle serait ta recommandation à quelqu’un qui se lance, pour réussir et atteindre ses objectifs ?

Olivier Roland : Je vais te répondre de manière générale. Il y a un peu plus d’un an, j’ai déménagé et je me suis débarrassé de 95% de mes possessions. Et quand j’ai fait ça, je suis tombé sur un vieux carnet de correspondance de ma dernière année d’école, juste avant que je ne crée ma boîte. Dans ce carnet de correspondance, il y avait des coupons pour les retards et des coupons pour les absences maladie. Je n’avais plus aucun coupon retard et j’avais épuisé plus de la moitié des coupons maladie. Et je me suis rappelé qu’effectivement à l’époque, j’étais tellement démotivé que je prenais le moindre prétexte pour ne pas aller à l’école. J’avais un rhume, je n’y allais pas pendant deux jours. Et ce qui est dingue, c’est qu’après, dans ma carrière d’entrepreneur, si je suis tombé deux fois malade en dix ans au point de ne pas aller au boulot, c’était déjà énorme. Je ne crois même pas que je suis tombé malade deux fois en dix ans. Je vais te raconter une anecdote rigolote par rapport à ça. A un moment le directeur me convoque, dans son bureau, solennel, et me dit : « Il faut qu’on parle. Voilà, tu es tellement démotivé que tu démotives les profs. Les profs ne veulent plus aller en cours quand tu es là. » J’ai fais : « Wow ! » J’avais atteint un niveau exceptionnel, c’était au top, là.  Pour te dire, j’étais affalé sur la table dans les cours, tu m’aurais vu, apparemment, rien que le fait de me voir, ça décourageait les gens ! J’était devenu méta-méta-désespéré. Je désespérais les gens autour de moi ! Et ce qui est dingue, c’est que quelques mois plus tard, j’étais en train de créer ma boîte et j’avais le feu sacré. J’étais ultra-motivé, j’étais inarrêtable. Je voyais une montagne en face de moi, je fonçais dedans, je faisais un trou. C’est ça qui est fou ! Entre le Olivier qui était affalé sur son bureau, qui dormait en cours et le Olivier ultra-motivé qui était inarrêtable, qui a fini par créer sa boîte à 19 ans, c’est la même personne, c’est le même Olivier. Qu’est-ce qui a fait la différence entre les deux ? Je me suis lancé dans un projet à la fois qui me passionnait, qui me remplissait, qui me challengeait, qui me faisait sortir de ma zone de confort et que je voulais absolument réussir. Ce qui fait que je me suis donné tous les moyens. C’est ça qui est incroyable et c’est ça le message que j’aimerais faire passer à quelqu’un qui veut réussir. Quelque soit le niveau d’apathie, ou même de désespoir, dans lequel tu es aujourd’hui, parce que tu n’aimes pas le système scolaire ou tu n’aimes pas ton boulot, si tu trouves quelque chose qui te passionne vraiment, tu te mets à fond dedans, un truc qui te challenge, dur mais qui en vaut la peine, qui a de la gueule, bien dans ce cas-là, ça peut te transformer, ça peut te révéler à toi même. Tu peux changer complètement et voilà… Tu m’aurais vu affalé sur le bureau, tu n’aurais pas parié un kopeck sur moi. Tu te serais dit : « Le mec, il va finir clodo, il va finir SDF, ce n’est pas possible ! ». Et pourtant, j’avais déjà tout ce potentiel en moi et si je n’avais pas eu le déclic, va savoir ce que je serais devenu. C’est ça : trouvez ce qui vous donne le feu sacré, ce qui vous rend inarrêtable. Il y a des gens qui me disent : « Moi, Olivier, je n’ai pas de passion, je fais comment ? » Je dis : « Si tu n’as pas de passion, c’est que tu n’as pas assez exploré ! Il faut que tu fasses d’autres activités, il faut que tu découvres de nouvelles choses, que tu partes un peu à l’aventure. Il faut que tu explores. Va trouver un truc qui te plait ! Et puis, peut-être que tu es passionné de cuisine chinoise et tu n’en sais rien parce que tu n’as jamais testé. Peut-être que tu es passionné de guitare flamenco et tu n’en sais rien parce que tu n’en as jamais fait. Explore ! Peut-être que tu es le plus grand skieur de tous les temps mais tu n’as jamais skié de ta vie. Alors, bouge-toi les fesses !

Magali : OK donc en gros, continuer à se former, trouver le feu sacré, ne pas avoir peur …

Olivier Roland : Oui et c’est ce que je dis au tout début du chapitre sur l’état d’esprit à avoir pour être entrepreneur : Etre imparfait, avoir peur et le faire quand même !

Magali : Super ! Bien écoute Olivier, merci pour cette interview. J’ai hâte que ton livre sorte pour pouvoir le lire et je te souhaite beaucoup de succès et beaucoup de succès à ton livre.

Olivier Roland : Maintenant quand tu publieras la vidéo, il sera déjà disponible dans toutes les bonnes librairies, y compris sur l’Afrique. Et si votre libraire ne l’a pas, vous pouvez le commander. Il sera heureux de vous l’emmener dans vos petites mains… ou vos grandes mains !

Magali : Et bien merci beaucoup Olivier ! Je te souhaite une bonne continuation et beaucoup de succès encore !

Olivier Roland : Merci à toi, à bientôt !

 

=> Envie de lire de livre d’Olivier Roland ? Achetez-le en cliquant sur le lien affilié ci-dessous !

 

Recherches utilisées pour trouver cet articlele reve de roland