La génération Slash : kesako ?

Signe Slash Ponctuation

Le slash en anglais, c’est ça : / . Cette petite barre oblique qu’on utilise entre deux mots pour marque l’alternative ou le cumul. En gros, on pourrait écrire OU ou ET mais / c’est plus court !

Il y a une dizaine d’année, le mot « slasheur » est apparu pour désigner ceux qui cumulaient plusieurs métiers. Par exemple : Graphiste/Musicien. Mais comme il n’y a pas que le boulot qui compte, désormais la liste peut s’étendre aux autres aspects de la vie. Ça peut donner : maman/ bloggeuse/ coach.

La génération Slash ou SlashGen, c’est donc cette génération de personnes à la vie multi-facettes et qui mène de front diverses activités.

 

La SlashGen : une génération sans âge

Contrairement à la génération Y par exemple, la génération Slash n’est pas définie par une année de naissance. C’est avant tout un mode de vie.

Dans les faits, la majorité des slasheurs ont entre 25 et 35 ans. Cependant, de plus en plus de quadra viennent gonfler les troupes à un âge où l’on remet en cause ses modes de fonctionnement et où l’on aspire à une vie plus épanouie.

Bref, il n’y a pas d’âge pour slasher !

 

Génération multi-activités

génération slash Clown agriculteur slashgen

Fini le job à la papa, les 40 ans de carrière dans la même boîte, la génération Slash est multi-métiers. Et je ne parle pas de reconversion où l’on enchaine un métier derrière l’autre. Non, le slasheur peut mener plusieurs vies professionnelles de front.

Rappelez vous enfant : un adulte vous posait la sempiternelle question « Tu veux faire quoi quand tu seras grand ?». Vous répondiez : « Astronaute, vétérinaire et fleuriste ». L’adulte vous ébouriffait gentiment les cheveux en rigolant et ajoutait : « Il va falloir choisir mon petit ! ».  Choisir ? Pourquoi faire ? Point de voie unique pour les slasheurs, je vous présente Raoul Nitrate, clown agriculteur !

 

Slasher : désir ou nécessité ?

16 % des actifs ont deux métiers voire plus. S’agit-il d’une nécessité économique liée à la difficulté de trouver un emploi à temps plein ? De l’obligation de s’adapter à un contexte économique dégradé ? De nombreux slasheurs cumulent un job alimentaire avec une activité passion. Cette dernière pouvant être peu rémunérée voire bénévole.

Alors, Slasher, tendance ou passage obligé ?

En réalité, 64 % des slasheurs le sont par choix. Pour ne plus dépendre d’une seule entreprise, pour développer des compétences multiples, pour éviter la routine et le métro boulot dodo, pour s’épanouir …

Ce phénomène est aussi lié à l’évolution du rapport au travail et à l’entreprise. Le CDI n’est plus le graal tant convoité d’antan. La balance penche maintenant plus vers l’aventure et la réalisation de soi que vers la stabilité et la sécurité.

Finalement, le plus grand challenge des slasheurs, est peut-être de répondre à la question : « et sinon, tu fais quoi dans la vie ? »

 

=> Vous êtes slasheur, témoignez dans les commentaires ci-dessous : ça ressemble à quoi une vie en slash ?